18 mai 2011
1961 LYCEE LAMORICIERE- 2011 VIADUC DE GARABIT !
Salut les anciens du Lycée...
Cinquante ans après, la dizaine de camarades de classe s'est réunie pour la deuxième fois...Grâce à l' initiative de Maurice et d ' Emilie BENSAMOU, qui avaient choisi un lieu très symbolique, le viaduc de Gustave Eiffel enjambant les gorges de la Truyère à Garabit dans le Cantal, et qui évoquait parfaitement notre passage d'une rive à l' autre de la Méditerranée !!!
Ce fut un week-end fort court hélas, certains d'entre nous (ou leurs épouses) ayant encore des obligations professionnelles, et tous ayant eu à parcourir une moyenne de 400 km pour rallier le point de rendez-vous...
Nous avons eu une fois encore le temps d'évoquer, à la lecture des fameux "palmarès des prix", bien des anecdotes savoureuses de cette heureuse période, et même -grâce à au magnifique organe de notre ténor ALACARAZ, (que je me suis efforcé d'accompagner au mieux à la guitare) quelques chansons en Espagnol, "notre deuxième langue maternelle pour la plupart"...Eh oui, les amis, c'est un point que j'aime à évoquer lorsque je parle de notre cher passé à des "non-initiés" :
Question :
en 1960, à Oran, quand on prend le bus n° 14 pour aller de la Place d' Armes à Boulanger ou Saint-Hubert, ou bien le 6 ou le 7 pour aller à Choupot ou Eckmül en sortant du Lycée Lamoricière, en quelle langue le conducteur (souvent "pied-noir") s'adresse-t-il à son collègue à l' arrière du bus, le "receveur" (souvent un "Arabe" vêtu de son uniforme des "Tramways Oranais", mais coiffé d'un splendide "Fez" ???
Réponse du "métropolitain":
"euh, j' sais pas moi, en Arabe ???"
son copain :
"pas du tout, à l' époque c'est en quelque sorte encore la France là-bas...il se parlent en Français !"
moi:
"vous n'y êtes pas les gars...Parce que ce "pied-noir" et cet "Arabe", ils peuvent être de souche bien française parfois, mais aussi maltaise, napolitaine, corse, alsacienne,bretonne,andalouse, basque, catalane, etc... quant au collègue musulman, Dieu (ou Allah !) seul sait s'il est berbère, kabyle, m'zabite, -c'est pas une insulte les mecs !- chleu, etc...C'est la Tour de Babel (pas celle de Bab-El-Oued, celle-là c'est à Alger), non les amis, notre langue universelle, notre esperanto à nous s'appelle L'ESPAGNOL (avec quelques variantes comme le Valencien par exemple) , mais c'est surtout une forme bien à nous...Ne soyons pas modestes...C 'est de L' ORANAIS tout simplement !!!
Au fait, ça marche aussi avec un conducteur "arabe" et un receveur "espagnol" et même entre "valencien" et "napolitain"...
C'était cela aussi, "notre" Algérie, un melting-pot en devenir dont la "mayonnaise" n' a pas pris sans doute...
En tous cas, cela ne nous empêchera pas de continuer à rechercher d'autres camarades pour la prochaine réunion dont j' espère être l' organisateur à Arcachon l'an prochain !!!
Amitiés à tous.
ci-après la photo de groupe (avec dames) au départ du bateau pour la mini-croisière des Gorges de la Truyère...
30 décembre 2010
BONNE FIN D'ANNEE...
A TOUS LES COPAINS DE LA "3e B3 1960-1961" !!!
(Et à tous nos anciens du Lycée Lamoricière !)
BONNE FIN D'ANNEE, et A L'ANNEE PROCHAINE
(pour "nos" CINQUANTE ans)
Richard Scotto
03 novembre 2010
CONCERT DU " XAVTET" chez SELMER PARIS
J'étais récemment au concert SELMER et j'ai été très agréablement surpris par la qualité de la prestation de ce quintette-
Tout y était, classe, style originalité (malgré la référence "Bréckerienne" qui m' a paru évidente dans le mimétisme -involontaire j'imagine-, du leader/saxophoniste Xavier Quérou avec le grand et regretté MIKE )
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est d'avoir opté pour une formule que je qualifierai encore une fois de "Bréckérienne", mais avec l'originalité d' adopter l' ALTO , puis de ne jouer que des compos -remarquables à mon goût-
Je ne serai pas avare de compliments envers les autres membres du XAVTET , tous remarquables...De surcroît la présence scénique était excellente...Bravo les gars !
Je n'avais malheureusement même pas le temps de rester jusqu'à la fin (je suis parti à 19.25), et en plus je n'avais pas mon appareil photo pour immortaliser ce moment !!!
J'espère avoir l'occasion de les rencontrer à nouveau en concert un de ces soirs, bien que je ne sorte désormais rarement la nuit...Mais je pense en avoir l'occasion !!!
Un "QUINTETTE MUSIC...AL" que je vous recommande vivement
A voir sur "YOUTUBE " bientôt
Leur site : www.myspace.com/lexavtet
RICHARD SCOTTO
Plus d'infos : http://messaging.myspace.com/index.cfm?fuseaction=mail.readmessageV3&userID=462987850&type=Inbox&messageID=52810758#ixzz14F62Nifp
13 mai 2010
AVRIL/MAI 2010...CINQUANTE ANS APRES...ENFIN !
Bonjour à tous, compagnons de cette 3e B3, mais aussi puisque souvent ce furent les mêmes, anciens de la 6eA7 (56-57), de la 5eA7 (57-58), 5e A5 (58-59)-je redoublais cette année-là merci au prof de maths, l' ignoble "BLANC"!
Curieusement, avec notre nouveau prof. M. AVON, je récoltais d'excellentes notes et une place de deuxième au 2e trimestre et de 6e au 3e trimestre, moi le nul en maths...
Puis ce fut la 4e B3, la 3eB3, la 2nde B2, tronquée à cause de la situation dramatique à partir de mars 62...Vous vous en êtes bien souvenu, puisque nous étions pratiquement les mêmes en 3e et 2nde...
Puisque j'évoque cette période si funeste hélas, aujourd'hui, 13 MAI, je me demandais : "que faisais-je en ce mois de mai 58? "
C'était l' année de mes douze ans, que j'aurais en septembre, et un évènement extraordinaire venait de se produire dans notre pays déchiré...
Oui, ce 13 Mai, nous avions cru à une fin heureuse possible au drame que nous vivions depuis quatre ans...
Oui, on avait vu des milliersde musulmans -hommes et femmes- crier "Algérie Française" sur la place du Gouvernement à Alger...Oui, des jeunes femmes musulmanes se débarassaient publiquement du voile blanc (" le haïk") dont elles s'entouraient pour marcher dans la rue et le lançaient dans les flammes joyeuses des feux allumés pour bien signifier au monde qu'elles voulaient être les égales des hommes en général et des femmes européennes en particulier...
Oui la peur avait disparu...
Hélas derrière cette euphorie toute naïve et méditerranéenne se tramait une des pires trahisons du siècle, dont un personnage "historique" devait être l'initiateur...
Repoussant la réticence et le mépris qu'il portait à ce peuple de "français de deuxième zone" qui pourtant avaient payé de leur part de sang la victoire des "Alliés", sans oublier 14-18 et l' Indochine, et malgré sa conviction que jamais Mohammed ou Kader ne feraient de "vrais Français", eux pourtant qui, aux côtés de leurs frères d'armes venus du Sénégal, de Madagascar et d'autres pays africains, mêlés à leurs autres compagnons de souche Alsacienne, Espagnole, Maltaise, Italienne, Corse, cathos, protestants, athées, juifs, et musulmans évidemment,sétaient battus et avaient payé le prix fort souvant, le "colonel devenu général en passant le Channel en 40" , s'était commis à crier "vive l' Algérie française..."
Et en ces beaux jours de Mai 58, voilà que je me retrouvais avec mes parents, marchant au milieu d'une foule bigarrée où l'on parlait Espagnol, Arabe, Kabyle, Napolitain et même...Français(mais avec accent "patatouète" tout de même !)...J' étais en costume de fête, mon père devait arborer fièrement sa décoration militaire et son insigne de caporal-chef; en guise de cravate j'avais un ruban tricolore qui formait un noeud-papillon avec deux pans retombant le long du plastron et je tenais fièrement un petit drapeau tricolore, comme tous les gens qui composaient cette foule immense...J'imagine bien quinze, vingt ou trente mille personnes...Des Arabes, anciens combattants, avaient revêtus leurs beaux atours et coiffés souvent de leur chèche ils avaient épinglés leurs décoration sur leur vieille veste militaire...Ils formaient des groupes "d'anciens du 3e Tirailleurs ou autres Spahis", drapeaux en tête, et tout ce monde se dirigeait vers le stade de football municipal "STADE FOUQUES-DUPARC" pour un meeting "historique" au cours duquel nous devions écouter JACQUES SOUSTELLE, un des grands défenseurs de l' Algérie française...Aucune photo personnelle de cette journée mémorable, sinon celles que m' a adressé il y quelques années un de nos "compatriotes", et que j'essaierai de faire apparaître sur ce même blog...On y voit nettement une foule bigarrée, où se mêlent civils et quelques militaires, Européens, Berbères, femmes, hommes enfants et ados, vieillards (anciens de 14-18 )...
Bref, une seule bannière, un seul drapeau, un seul cri "Vive l' Algérie Française"...Voilà tout ! Mais il est long le voyage de Dunkerque à Tamanrasset !
Quatre années plus tard, avec vous mes amis -et nous l'avons évoqué lors de nos magnifiques premières retrouvailles du 25 Avri-l, nous marchions ensemble vers le lycée de jeunes filles Ali-Chekkal pour rallier ces demoiselles à notre cause de la "protection des écoles", et notre belle épopée s'est arrêtée lorsque qu'un barrage de gendarmes mobiles nous a accueilli avec quelques grenades lacrymogènes, et comme l'effet dissuasif n'était pas suffisant, la mitrailleuse calibre 12.7mm de leur véhicule blindé a lâché quelques rafales au dessus de nos têtes...
Inutile de préciser que nous n'étions pas de taille à lutter...Et nous n'avions sur nous ni armes, ni pierres, ni molotov, tout au plus des petites pancartes en carton siglée "Protection des écoles"...Nous n'insultions pas la patrie, au contraire...
La fin approchait, nous n'aurions pas vraiment d'adolescence, car, à peine entamée, nous devrions devenir adultes, affronter un exode, mais avant cela quelques semaines insoutenables encore...
Evidemment, cela semble avoir été plus facile de mettre un couvercle de plomb et de béton là-dessus que sur un puits de pétrole en perdition, mais pouvons-nous oublier...Pardonner peut-être, comprendre sans doute...
Mes amis, sans doute ai-je été un peu amer, ce n'est pas mon habitude, mais chaque année à cette date-là, je ressens exactement la même chose depuis cinquante ans...
Mais comme chez nous, le soleil vient beaucoup plus souvent que la pluie, j'aimerais rappeler nos belles retrouvailles dans le cadre idyllique et avec l'accueil charmant de notre camarade Daniel POUILLY et de sa gracieuse épouse Monique ! Si chaleureux que j'y retourne demain pour visiter deux/trois châteaux !
Ces retrouvailles seront je l'espère les premières d'une série, à l'instar d'ailleurs de certaines associations constituées d' anciens d ' Ardaillon, ou des "potaches" du Lycée etc...
Grâce à elles, j'ai pu avoir a-posteriori des contacts avec d'autres copains d'autres classes, qui m'ont fourni des fac-similés de Palmarès des 6e A7, 5eA7, où je retrouve encore les noms de ...POUILLY par exemple !
Et je me suis aperçu que l'un de mes deux meilleurs amis, Jean-Charles MALVY que je croyais avoir rencontré pour la première fois en 1963 , toujours à Oran, et qui vit depuis vingt-cinq ans à NASHVILLE (Tennessee), était en fait en classe de 6e A7 avec nous...Si quelqu'un se souvient de lui- il n'a passé que cette année-là à Oran car il arrivait d'Indochine où son père avait été en poste, pour repartir à Washington jusqu'en fin 62 (Il était pourtant né à Oran (fin 43) et avait vécu sa petite enfance rue du Citoyen-Bézy) -, qu'il me le dise, merci !
J'espère que ces quelques lignes n'auront pas trop attristé ces journées "de printemps" ??? Nos compatriotes nostalgiques se retrouvent encore à Nîmes à cette occasion de l' Ascension, mais je crois que le nombre des participants va se réduisant, et c'est logique- Personnellement je n'y suis jamais allé- Il aurait fallu créer une véritable association pour y faire bonne figure...Malgré les apparences, j' ai toujours préféré me projeter dans l' avenir -sans renier le passé au contraire- mais comme j'aime à dire, paraphrasant notre prof de philo Vié Le Sage "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve..."
A Bientôt amis !
Richard
18 juin 2009
REMINISCENCES...
Salut les amis...Ce matin je regardais dans l' émission "TELEMATIN " l'interview du prof auteur du livre "PASSE TON BAC D'ABORD" -Jean-Luc LEBLANC, pas antipathique du tout,le gars...A un moment donné, il parle également des "perles" des élèves, mais aussi de celles des profs, et, du coup, j'ai eu des réminiscences de nos chers anciens du Lycée Lamoricière...
Vous souvenez-vous, pour ceux qui eurent la chance insigne de l' avoir, comme moi, non seulement en 6eA7 mais aussi en 5eA7 (que j'ai redoublée forcément, vu ma nullité en maths), de l' ignoble BLANC , qui nous notait en notes négatives - 4, -8 etc... et qui agrémentait ses cours de remarques fort désobligeantes pour les petits "coloniaux" si j'ose dire que nous étions, sans doute pour lui des "français de 8e zone" au moins, lui le Sétois -du moins c'est ce que je pense vu son accent que je qualifiais de "marseillais" à l' époque :
"TU DIRAS A TA MERE QU'ELLE T'APRENNE LE FRANCAIS, MON AMI..."
"TU IRAS VENDRE DES CA-CA-HU-ETTES (en détachant bien le syllabes) A LA SORTIE DU LYCEE LAMORICIERE , MON AMMMMI (il appuyait fortement sur les "M" )
"TU ME FERAS, A TOUS LES TEMPS ET A TOUS LES MODES, LE VERBE "SEMBLER IGNORER QUE LE TABLEAU EST DEVANT SOI..." (à ceux qui s'étaient retournés pour dire un mot à son camarade)
Moi, le petit binoclard timide, plutôt porté sur l' écriture, la récitation et le rêve, j' étais pitoyable dans cette noble matière...Ce qui est curieux, c'est qu'ayant redoublé et passé en 5eA5, avec AVON en maths, j'étais devenu comme par miracle bien meilleur...et même deuxième au second trimestre...
Manque de pot, nous héritâmes de ROUIMI par la suite...Vous vous souvenez, les copains :
" J' VAIS T'DONNER UN COUP D' MATRAQUE DERRIERE LES OREILLES, LES MA-THE -MA-TIQUES Y VONT T'RENTRER DANS LA TÊTE !!!...
J'en aurai plein d'autres à vous rapporter dans les prochains "épisodes" je l'espère...
Au fait, en ce début d' été, vous souvenez-vous des cars de la "S.O.T.A.C." qui partaient non loin du Lycée pour emmener les plus modestes d'entre nous passer leur dimanches sur les plages de la Corniche...Je les avais souvent pris ces cars, avant que mon père ne puisse enfin se payer sa première "QUATRE-CHEVAUX" d'occasion, un modèle 53 ou 54 immatriculé "823 R 92 ou 9G peut-être même déjà...
Vous souvenez vous la significations que l'on donnait au sigle "SOTAC"...c' était la grosse plaisanterie :
"Société Oranaise des T...ettes à Crédit"...
Une autre expression que j'ai utilisée par la suite, en France cette fois, grâce à mon ami "Georget" HERNANDEZ, c'était: " j'ai trouvé le garage Galliéni" , quand j'avais une super-place pour faire mon créneau dans Paris !!!... Si vous saviez le nombre de copains que j'ai fait bien rire avec ces expressions qui nous étaient bien particulières...
Voilà mes chers camarades ce qui me passait par la tête ce matin en écoutant ce prof for sympa au demeurant...
J'espère que vous allez bien et qu'on finira bien par provoquer cette réunion dans quelque temps ?
En attendant je vous souhaite un bon été, et si des nouveaux venus veulent nous rejoindre sur le blog, ils sont les bienvenus !!!
Bien à vous
Richard SCOTTO
05 février 2009
PREMIERES RETROUVAILLES!!!
Bournat/Bensamou Scotto/Rofé/Armand
Salut les anciens de la 3B3 !!!
Enfin, une première rencontre a pu s'organiser !
Profitant du voyage de Maurice Bensamou à Paris, quatre autres mousqueteires ont pu se retrouver dans le cadre d'une brasserie parisienne à la Nation.
Etaient présents : PAUL ARMAND, MAURICE BENSAMOU, PIERRE BOURNAT, PAUL ROFE et RICHARD SCOTTO - Etaient attendus sous réserves : LAYANI, ESTRELLA, POUILLY...Ces derniers ont été empêchés...Ce sera pour la prochaine fois, si nous pouvons organiser une vraie rencontre dans un lieu convivial accessible de tous les coins de France...
Je vous reparlerai dans les prochains jours de ces premières retrouvailles, pleines de souvenirs qui se bousculaient...Le temps nous a manqué, mais nous avons bien "tchatché' et nous sommes bien motivés pour la suite !
Amitiés à tous
Richard
07 décembre 2008
ANCIENS DU LYCEE A L'AFFICHE...ET PREMIERES RETROUVAILLES
Bonjour chers amis en ce Dimanche dèjà si proche de Noël...
Enfants et adolescents, nous comptions les jours qui nous séparaient de nos chères vacances...Vous souvenez-vous ? Pour nous , pas question de sports d'hiver ...Quel hiver , au fait...Ah si!, l'hiver 53, il avait neigé sur Santa-Cruz et un peu en ville - Je n'avais jamais vu de neige auparavant- C'était le fameux hiver de l' appel de l' abbé Pierre...C'est si loin tout cela, et en même temps, dans notre beau pays, civilisé, social, riche même, on ne cesse de compter les personnes mortes de froid dans nos villes et leurs banlieues...Sans doute fais-je erreur, mais, comme l' a si bien chanté AZNAVOUR, " il me semble que la misère était moins pénible au soleil..."...
J'ai toujours un peu de spleen avant les fêtes...Une vieille Orano-stalgie qui m'étreint parfois encore, mais c'est bien comme cela...
Justement la semaine dernière j'ai eu la joie de retrouver l'un de nos compagnons de cette 3eB3, Pierre BOURNAT avec toujours se regard bleu qui a défié le temps !!!
Ce fut une bonne occasion d'évoquer pêle-mêle quelques souvenirs comme notre rencontre inattendue le long du grillage du LTCO (Lawn-Tennis-Club-Oranais) où il pratiquait ce sport, alors que j'habitais à quelques pas et qu'il m' arrivait avec des copains du quartier d'aller m'y promener sous prétexte de récupérer les balles perdues qui passaient sous le grillage (on les y aidait parfois quand même !), mais en réalité, je me demande si notre motivation n'étaient pas les jupettes des filles (ou leur contenu)...
Paul ARMAND s'en souviendra sans doute aussi, lui qui habitait la cité toute voisine de la mienne !
Le lendemain de cette rencontre j'ai retrouvé avec grande joie mon cher René BADACHE, lui-même ex du Lycée, désormais auréolé des Palmes Académiques et ci-devant chanteur-auteur-compositeur (il a notamment accompagné le célèbre fantaisiste Alex Métayer et a composé la musique d'une de ses pièces de théâtre)...René se produisait sur la scène du Conservatoire de l' HAY LES ROSES (près Paris), accompagné par l'orchestre des élèves du conservatoire et leurs choeurs...une bonne cinquantaine d'enfants et d'ados sur scène, apparemment ravis d'accompagner ce grand adolescent de ...quelques années leur aîné, dirons-nous...Dans l'orchestre, aux percussions, sa plus jeune fille...
Après ce moment de bonheur je suis rentré en passant devant l' hôpital Paul Brousse où se remet désormais notre collègue de lycée Georges EL ANDALOUSSI, après une lourde intervention, réussie apparemment...Je lui rendrai visite bientôt car il vient de quitter la réanimation et peut enfin communiquer avec le monde extérieur...Je lui ai fait transmettre quelques messages venant de certains d'entre vous et d'autres camarades plus versés dans la musique, mais Oranais d'origine et souvent ex-élèves dans des classes parallèles au nôtres...
Demain je vais faire un voyage éclair à Montpellier où se dérouleront les obsèques de mon dernier oncle, mais au retour je ferai une halte chez un ancien du lycée que certains auront connu sans doute, car il a suivi le même cursus que nous et notamment lui et moi étions ensemble en SECONDE B2, année 61-62 : Robert "BOB" ADRIZZA, qui vit à Nîmes depuis une trentaine d' années...Comédien, producteur, metteur en scène, on lui doit notamment la parade d'ouverture des jeux méditerranéens dans les Arènes de Nîmes entre autres réalisations remarquables (voir son site "BAB EL DREAM" )
Je serai donc de retour Mercredi...J'espère avoir d'autres nouvelles de nouveaux adeptes de notre blog (j'en attends notamment d 'ESTRELLA qui ne s'est pas encore manifesté à la suite de mon email...
En attendant je souhaite un bon week-end et une bonne semaine à tous...
Votre ami
PS :
Deux photos concernant Badach et El Andaloussi
Sur celle-ci, en haut à gauche : Jean-Charles MALVY , dit "John" ou "Johnny" chanteur de blues/rock originaire d'Oran, vivant aux U.S.A depuis une trentaine d'années...assis, à la guitare, Georges EL ANDALOUSSI et, au "melodica" -je suppose- son frère...Entourés de leurs soeurs et copines...Photo prise à SAINT ROCH en 64 ou 65...
Sur la photo ci-après, René BADACH en concert à l' HAY LES ROSES, le 3 Décembre 2008 :
27 novembre 2008
PROGRES "SCOLAIRES"...
Chers amis "lamoriciériens" !!!
Grâce à divers sites (Copains d' avant etc), nous avons retrouvé la trace de Jean-Claude ESTRELLA -par son frère Daniel? plus jeune que lui mais également ancien du Lycée...Maurice m' a demandé de rectifier quelqyes nonms sur la photo, masi nous avons un gros doute sur SIEGEL ou MADIER DE CHAMPFERMEIL, qui était avec la pluspart d'ntre nosu en QUATRIEME B3, mais je ne pense pas en TROISIEME, je dois continuer les recherches...En tous cas , vos avis sont les bienvenus
Une petite information, pour ceux qui connaissent Georges EL ANDALOUSSI, (que, grâce à Maurice j'ai pu voir plusieurs fois cité en QUATRIEME également, et qui est un de mes chers amis à Paris), je vous informe que ce dernier a subi une très importante opération chirurgicale samedi...Tout s'est bien passé, selon les informations de son épouse...Si vous souhaitiez lui envoyer un message d'encouragement, envoyez le moi, je les imprimerai et je les lui porterai à l' hôpital dès qu'il sera en état de recevoir des visites autres que celles des très proches!
Georges et son frère aîné Pierre ont été un peu des "figures du lycée...Excellents élèves mais un peu "fumiste" pour ce qui est de Georges, ils ont bien réussi dans la vie - Georges est un excellent musicien, en compagnie de qui et avec René BADACH, nous jouâmes du "SHADOWS" à la fête du lycée en 64 ou 65 !!!, D'autre part, en compagnie d'un autre copain du lycée, Gérard TOUATI, et de mon ami "américain" , mais ,pourtant bien Oranais JEAN-CHARLES MALVY (vivant à nashville, Tennessee depuis trente ans (j'en parle souvent dans ma "SAGA" sur le blog musical), georges et Renéavait fait un "tabac" au cinéma "LE COLISEE", lors de la fête annuelle du "C.C.U.- AMITIE", l' association que nous fréquentions durant les quelques années passées à Oran après l' indépendance de l' Algérie...
Je vous raconte une anecdote amusante...
EL ANDALOUSSI était en première avec moi , au cours de français du terrible MONTFOUGA...
D'un coup, le prof prend sa grosse voix et pointant son regard sur Georges en train de "déconner" avec un autre copain, et, d'une voix tonitruante, il s' exclame:
" Soeur Anne ne vois tu rien venir, HUM, HUM !!! (il avait pour habitude d'introduire entre ses phrases des râclements de gorge innomables, et de "scander" les strophes en tapant du pied sur l'estrade !!!)
et d' ajouter :
"je vois la route qui poudroie, (Hum, Hum !!!), le sentier qui verdoie (Hum!) et...
EL ANDALOUSSI QUI SE NOIE !!!"
Quant à nous, en troisième, ne nous sommes pas retenu de pouffer lorsque le brave CHARBONNIER interrompait la lecture de la traduction d'un texte latin de l'un de nous en faisant tournoyer son avant-bras, le poing fermé mais l'index et l'auriculaire pointés comme les cornes d'un taureau vers le fautif, en, laissant échapper un terrible "FAUTE !!! " qui nous glaçait sur-place !!!
C'était un petit come-back vers ce pssé si lointain et pourtant si présent pour beaucoup d'entre nous...
Bonne soirée
Richard
19 novembre 2008
LA PHOTO DE CLASSE
Chers amis et anciens du lycée, 
voici la photo qui a déclenché le lancement de notre opération retrouvailles :
entourant notre professeur de lettres M. CHARBONNIER, les 38 camarades, de gauche à droite et de bas vers le haut :
1er rang : PERAL Marc- SOTO - CASTEIX (?) NITTEL Jean- LE PROF CHARBONNIER-AMARGIL Jean-Luc -POUILLY Daniel- MASSENET Yves -BENNHADDOUCHE Djelloul-
2e rang : BENSAMOU Maurice - GARCIA Gérard -BOURAS Rachid -LAYANI Robert -ROSTANE Fouad -SCOTTO DI VETTIMO Yvon -BENGUIGUI Francis - SIEGEL ou MADIER DE CHAMPVERMEIL (?) - ARMAND Paul -BELMAR Antoine (?)
3e rang : AMARD Denis -BERLIZON Alain -ALCARAZ Michel -ROUSSET Charles -GARCIA Richard (?) -LAGRANGE Jean-Paul -ANZIANO Jean-Noël -BELARBI Mohammed -SCOTTO Richard -ROFE Paul -
4e rang : BOURNAT Pierre -FAURE Serge -OUAHNON Jean -FABRE Robert -AMOURIC Marc -BRON Roger -HERNANDEZ -BISCAINO CLaude -GEORGES Marcel - ESTRELLA Jean-Claude
certains noms ont pu être erroné ou inversés...Nous comptons sur vous pour rectifier et rajouter les prénoms manquants...
Envoyez vos commentaires à moi-même: ultramusic@club-internet.fr ,
ou à Maurice BENSAMOU : mbensamou@club-internet.fr
18 novembre 2008
L' AVANT DERNIERE CLASSE...
Bonjour, pourquoi ce titre ?
C'est une allusion au très beau texte d' Alphonse DAUDET "La dernière classe" , qui relate la dernière classe en Français d'un maître d'école (M. Hamel) en Alsace, après l' annexion de cette belle région par l' Allemagne Prussienne...Je lisais ce texte étant enfant, sans doute même à l' école, et j'y pense souvent...
Pour la majorité de mes camarades de cette 3e B3, au lycée Lamoricière d' Oran, cette année scolaire sera l' avant dernière, sinon la dernière pour certains que leurs parents expédieront après les vacances de l' été 1961 en France ( "en Métropole" comme nous disions là-bas), pour les préserver des affres de la fin de la véritable guerre que nous vivons depuis six ans...
Et pourtant...une quarantaine de jeunes et joyeux adolescents se retrouvent en Octobre 1960, après, pour beaucoup d'entre eux, un été passé sur nos belles plages locales, et pour d' autres parfois une partie en "séjour linguistique" en Angleterre par exemple, ou encore dans la famille résidant de l' autre côté de la Méditerranée - qu'elle en soit originaire ou encore déjà partie s'installer là-bas, craignant l' avenir incertain qui se prépare...
On l'aime bien, notre lycée...Voilà déjà quatre ans que je le fréquente, ayant redoublé ma cinquième...J'y ai de bons copains, surtout Paul ARMAND qui habite tout à côté de chez moi, à Saint-Hubert, un quartier un peu excentré à la sortie de la ville sur la route de l' aéroport de La Sénia (Es Senia aujourd'hui)...
Tous les matins, nous partons soit avec mon père dans sa "QUATRE-CHEVAUX" (immatriculée 823 R 9G... ) ou nous prenons, juste devant l'usine de mise en bouteilles du lait -la "C.L.O." (centrale laitière Oranaise)- , notre bus n° 14 qui nous dépose au terminus central de la "Place d' Armes", en face de la Mairie et du Théâtre...
A pied ensuite, nous gagnons le lycée à environ dix minutes de là... Après les cours, même trajet...
Une petite halte chez un marchand de cacahuètes ou autres pois-chiches salés et grillés qu'on achète pour "CINQ FRANCS" -cinq centimes -, une large pièce en aluminium marquée "République Française -Banque d' Algérie" Parfois, ces petits marchands ambulants nous proposent un mets très particulier à base de farine de pois chiches , la "calentita" ou encore "calentica", une sorte de flan tiède...
D'autres vendent de la réglisse et des chewing-gums, notamment les fameux "HOLLYWOOD" ou encore les
"STIMOROL" (que l'on ne trouve pas encore en France-)
Malgré les drames qui se déroulent alentour, les attentats, les putsches, nous vivons notre vie d'adolescents presque normalement...Bien sûr, nos autobus sont grillagés pour prévenir les jets de grenade éventuels, on nous fouille à corps, bras levés et on fait ouvrir les sacs des dames et nos cartables à l'entrée des grands magasins, et nous avons le regard exercé pour vérifier sous les sièges des bus, des cinémas ou des cafés, qu'aucun paquet suspect n'aurait été abandonné là par hasard...Le soir nous écoutons avec nos parents les informations de Radio-Alger ou encore Radio -Luxembourg, ou Monte-Carlo, pour essayer d'entendre des mots d'espoir qui nous rassurent et nous laissent enfin espérer un retour à une vie plus normale...
Après tout, depuis mai 1958, à peine deux ans, des centaines de milliers d' habitants d'origine européenne (souvent espagnole, italienne, mais ausi alsacienne...) ainsi que berbère ou arabe, appelons-les européens et les "musulmans", ont acclamé l'idée d'une parité totale entre les diverses communautés : européenne -chrétiens ou juifs- d'une part, et la communauté "maghrébine" -près de 90% de la population du pays-, et tout le monde ou presque , chez les "pieds-noirs" comme on nous appellera plus tard , le souhaite...
Les "gens ordinaires" -dont nous faisons partie, ma famille n'étant pas descendante d'une lignée de "colons", mais de simples pêcheurs napolitains et espagnols, comme une majorité de mes camarades- ne souhaitent qu'une chose : le retour à la paix, sans différences entre les diverses composantes de notre société...
A l'école comme dans le bus, au sport comme dans la rue ou au travail, les gens s'apprécient tout comme ailleurs et vivent en bonne entente...Quatre de nos camarades de classe sont musulmans et nous n'avons aucun différend d'aucune sorte avec eux... Nous ne parlons pas de politique et nous partageons tous ces moments d'études avec l'enthousiasme plus ou moins tempéré de tous les jeunes de notre âge...
Ce qui nous réunit le plus, ce sont les chahuts organisés soit dans les couloirs du lycée, soit en classe...
Cette année-là si j'ai bonne mémoire, les profs sont relativement respectés...Est-ce la perspective du fameux "brevet" le B.E.P.C. tant attendu, premier diplôme "important"...Si important d'ailleurs que beaucoup d' entre nous espèrent une récompense familiale "suprême" : pour moi, ce serait une "mobylette", pas une simple "mob" basique, mais une de ces italiennes "Giulietta" ou "Paloma" à vitesses, une vraie petite moto avec le compteur gradué jusqu'à 100 ou 120!!!
Un de mes copains, Rostane FOUAD, en possède une pour venir au lycée...C'est une française , CAZENAVE je pense, à moteur VAP, dèjà bien agréable, qu'il m'autorise à conduire sur quelques mètres dans la cour du lycée...
Il me semble qu'un autre de nos camarades, Nittel, en possède également une, Peugeot , à trois vitesses...
Les "grands", en terminale, se sont vus parfois offrir, pour les plus fortunés d'entre eux, à l'occasion de la première partie du bac, un magnifique scooter Vespa ou Lambretta, ou encore-le summum- un " RUMI " , petite bombe rugissante et hurlante !
Un seul de nos copains-pas dans la même classe- nous impressionnera par la suite avec son extraordinaire moto "N S U " 250 cm3...Un engin de "course", avec lequel j'aurai mes premières frayeurs motocyclistes (en tant que passager) mais qui me "collera le virus" pour la vie...
Ce garçon , Alain BONIFACIO, qui d'ailleurs décrochera son BEPC lui aussi sans problème (voir plus tard l'extrait du journal de juin 61 portant nos noms !),a l' avantage d'être le fils de l' importateur de ces motos mythiques de l' époque...Aujourd'hui encore, il continue à chevaucher à belle allure des engins redoutables !
Pour l'instant, je me contente de retrouver mon modeste vélo dans mon petit "pavillon de banlieue", une maisonnette que mes parents ont pu acquérir grâce au supplément de revenus apportés au foyer par ma mère qui a repris son travail de secrétaire-sténodactylo, après une des premières opérations du coeur pratiquée à l' hôpital Edouard-Herriot de Lyon, dans le service du professeur SANTY (je ne suis pas sûr de l' orthographe) - Cette année-là, l' hiver 1953, elle avait dû passer près de neuf mois en tout loin de chez nous...c'est mon parrain Jean SANCHEZ qui m'avait hébergé et élevé...
Le vélo, c'est aussi une de mes passions de l' époque...J'adore me ballader dans ce grand quartier encore assez vierge, avec plein de rues et d' avenues bordées d'arbres sur lesquels nous grimpons pour y fumer en cachette !!!
Fumer, la grande affaire ! Régulièrement, à la sortie du lycée, nous formons des petits groupes pour griller une cigarette soit de fabrication "BASTOS" locale, soit anglaise ou américaine...C'est notre moyen d'affirmer notre entrée proche dans le monde des adultes...On achète un paquet à plusieurs, ou encore les "sèches" au détail !!!
Après on prend un bon morceau de réglisse pour que les parents ne sentent pas notre haleine !!!
Quelques uns de nos copains sont "potaches" ou encore "demi-potaches" pour ceux qui n'ont pas la possibilité de retourner chez eux déjeuner...la plupart d'entre nous a soit de la famille proche (c'est mon cas), soit un parent qui travaille dans le coin et que l'on rejoint pour déjeuner...J'essaye d'éviter la cantine...plutôt mal réputée...
Nous venons donc de commencer l' année, avec de nouveaux profs pour la plupart -certains nous ayant parfois enseigné auparavant, et également de nouveaux camarades, soit provenant d'autres établissemnts comme le "Collège ARDAILLON" ou encore l' Annexe de notre lycée dans le quartier dit "Gambetta"...Enfin parfois également des fils de militaires ou fonctionnaires récemment mutés dans notre département.
SUITE PROCHAINEMENT



